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DISPARITION D’ALINO FASO : UNE AFFAIRE QUI FRAGILISE LES RELATIONS ENTRE LA CÔTE D’IVOIRE ET LE BURKINA FASO

Le décès d’Alain Traoré, alias Alino Faso, officiellement présenté comme un suicide, suscite incompréhension et indignation. Dans un climat régional déjà tendu, cette affaire soulève des doutes et pourrait raviver les tensions diplomatiques entre Ouagadougou et Abidjan.

 

Le dimanche 27 juillet 2025, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan a annoncé le décès d’Alain Christophe Traoré, plus connu sous le nom d’Alino Faso. Selon le communiqué, l’homme aurait mis fin à ses jours par pendaison. Une version confirmée, selon les autorités ivoiriennes, par le rapport du médecin légiste.

Mais loin de calmer les esprits, cette annonce a provoqué une vague de réactions entre stupeur, scepticisme et colère. De nombreux observateurs, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’au Burkina Faso, s’interrogent sur la cohérence du récit officiel. Plusieurs personnalités et membres de la société civile dénoncent une version qui, selon eux, « ne cadre ni avec le contexte ni avec la personnalité de l’homme ».

UNE DISPARITION AUX CIRCONSTANCES TROUBLES

Alino Faso était une figure bien connue du débat public. Engagé sur les plans politique, social et humanitaire, il s’était souvent exprimé avec force sur les enjeux régionaux. Sa mort dans des conditions jugées « énigmatiques » par ses proches laisse planer un climat de suspicion.

« Sa famille, comme tout le peuple burkinabè, a droit à une vérité claire et rigoureuse. Tout décès en détention exige transparence. À défaut, les soupçons s’enracinent », a déclaré un activiste burkinabè. En Côte d’Ivoire, plusieurs médias locaux plaident d’ores et déjà pour une enquête indépendante afin de faire la lumière sur l’affaire.

UNE DYNAMIQUE DIPLOMATIQUE DÉLICATE

Au-delà de l’émotion suscitée par cette disparition, les conséquences politiques pourraient être lourdes. Les relations entre Ouagadougou et Abidjan traversent depuis plusieurs mois une phase de crispation marquée par des désaccords diplomatiques. Dans ce contexte, cette affaire pourrait aggraver les tensions.

« Si ce drame n’est pas traité avec sérieux et transparence, il risque d’être instrumentalisé et d’alimenter la méfiance entre nos deux États », a confié un ancien diplomate burkinabè.

L’EXIGENCE D’UNE VÉRITÉ CRÉDIBLE

Pour de nombreux citoyens, au-delà de la perte humaine, c’est une question de justice, de dignité et d’équilibre régional qui se pose. L’opinion attend des explications claires et une communication sincère, notamment de la part des autorités burkinabè, encore silencieuses.

 Dans une sous-région en quête de stabilité, toute zone d’ombre devient une menace potentielle. C’est pourquoi cette affaire dépasse le cadre judiciaire pour s’inscrire dans une urgence diplomatique. Le besoin de vérité, désormais, est une exigence politique.

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