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NIGER / TENTATIVE D’ATTAQUE DEJOUEE PRES DE L’AEROPORT DE TAHOUA, LES FORCES DE SECURITE REPOUSSENT LES ASSAILLANTS

  • 8 hours ago
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Dans la nuit du dimanche au lundi 09 Mars 2026, de violents échanges de tirs ont éclaté aux abords de l’aéroport de Tahoua, dans le centre du Niger. Des assaillants armés circulant à moto auraient tenté une infiltration visant des installations sécuritaires, avant d’être rapidement repoussés par les forces de défense et de sécurité. Cette tentative intervient dans un contexte de menaces persistantes contre des sites stratégiques du pays.

 

Une nuit de frayeur dans la ville de Tahoua, la quiétude habituelle de la ville de Tahoua a été brusquement troublée dans la nuit du dimanche au lundi 09 mars dans les environs de 3 heures du matin. De fortes détonations d’armes lourdes et automatiques ont été entendues à proximité de l’aéroport et du camp militaire, semant l’inquiétude parmi les habitants. Selon les premières informations recueillies auprès de sources locales, des assaillants armés, circulant à moto, auraient tenté de s’infiltrer dans la zone stratégique abritant notamment une base aérienne et plusieurs installations des forces de défense et de sécurité (FDS).

La riposte des unités en poste ne s’est toutefois pas fait attendre. Pendant près d’une trentaine de minutes, des échanges de tirs nourris ont opposé les assaillants aux forces nigériennes. L’intervention rapide des FDS aurait permis de contenir l’attaque et de mettre en échec cette tentative d’infiltration. Après cette brève mais intense confrontation, les tirs ont progressivement cessé et le calme est revenu dans la ville.

Des témoins évoquent des assaillants dispersés dans la ville

D’après certains témoignages, plusieurs assaillants auraient été dispersés par la riposte des forces de sécurité et auraient tenté de se dissimuler dans certains quartiers de la ville. Des habitants auraient alors signalé leur présence aux forces de sécurité, facilitant leur prise en charge par les FDS. À ce stade, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités nigériennes.

Une attaque qui rappelle celle de la base aérienne de Niamey

Cette tentative d’infiltration n’est pas sans rappeler l’attaque qui avait visé, dans la nuit du 27 au 28 janvier dernier, la base aérienne 101 de l’armée de l’air nigérienne à Niamey, située à proximité de l’aéroport international Diori Hamani. À l’époque, l’opération avait été revendiquée par l’État islamique au Grand Sahara (EIGS). Toutefois, selon les autorités nigériennes, l’attaque aurait été menée par une coalition de groupes armés comprenant des éléments du JNIM, de l’EIS et de Boko Haram.

Les forces nigériennes, appuyées par leurs partenaires russes, avaient alors réussi à repousser l’assaut. Le ministre de la Défense avait indiqué qu’une vingtaine de terroristes avaient été neutralisés et plusieurs autres capturés. Dans une interview accordée aux médias publics quelques jours plus tard, le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, avait estimé que cette opération s’inscrivait dans un « vaste plan de déstabilisation » visant le Niger et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). Selon lui, si cette attaque avait abouti, au moins sept autres actions coordonnées auraient été menées contre plusieurs sites stratégiques du pays.

Une région confrontée à des menaces sécuritaires croissantes

Chef-lieu de la région du même nom, Tahoua occupe une position stratégique au centre du Niger. La ville abrite notamment un aéroport qui accueille une base de l’armée de l’air ainsi que plusieurs unités et compagnies des forces de défense et de sécurité. La région de Tahoua est confrontée depuis plusieurs années à une dégradation progressive de la situation sécuritaire. Située en plein Sahel, elle partage une frontière avec le Mali au nord, où opèrent plusieurs groupes armés. Plusieurs départements de la région, notamment Tillia, Tassara et Bagaroua, ont ainsi été placés sous état d’urgence en raison d’attaques répétées contre des positions militaires et des populations civiles.  Au sud, la zone frontalière avec le Nigeria reste également exposée aux activités de bandes criminelles transfrontalières ainsi qu’aux incursions de groupes armés. Parmi eux figure le groupe dénommé « Lakurawas », récemment réapparu dans les États du nord-ouest nigérian et impliqué dans plusieurs attaques sporadiques.

Face à ces menaces persistantes, les autorités nigériennes ont annoncé un renforcement du dispositif sécuritaire dans la région, avec un accroissement des moyens opérationnels des forces de défense et de sécurité afin de mieux protéger les populations et les infrastructures stratégiques.

 
 
 

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