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JUSTICE

  • Jan 21
  • 2 min read

EXTRADITION DE DAMIBA, LE TOGO REMET L’EX-CHEF DE LA TRANSITION AUX AUTORITES BURKINABE


Lomé et Ouagadougou viennent d’envoyer un signal fort à la sous-région. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et une exigence croissante de redevabilité, le gouvernement togolais a procédé, à la demande des autorités burkinabè, à l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso. Selon les informations communiquées, cette décision s’inscrit dans le cadre de la coopération judiciaire entre États et du respect de l’État de droit. Après un avis favorable de la chambre d’instruction du Togo, l’ancien président de la transition burkinabè a été officiellement remis le 17 janvier aux autorités burkinabè.

Une procédure encadrée par la justice

L’extradition, qui intervient au terme d’une procédure judiciaire, témoigne de la volonté des autorités togolaises de s’en tenir aux mécanismes légaux et institutionnels prévus en matière de coopération judiciaire internationale. L’avis favorable de la chambre d’instruction a ainsi ouvert la voie à la remise de l’intéressé aux autorités requérantes, conformément aux principes du droit.

Un acte de coopération régionale à forte portée

Au-delà de l’aspect juridique, cette extradition revêt une dimension politique et sécuritaire significative. Elle traduit le renforcement de la coordination entre Lomé et Ouagadougou, dans un espace régional où les États sont confrontés à des menaces multiples : terrorisme, instabilité et criminalité transfrontalière. Pour le Burkina Faso, cette extradition s’inscrit dans une dynamique de consolidation des institutions et de recherche de stabilité, alors que le pays poursuit ses efforts pour restaurer l’autorité de l’État et renforcer la sécurité nationale.

Par cet acte, le Togo réaffirme son attachement à l’État de droit et son engagement en faveur d’une coopération judiciaire responsable entre pays frères. Mais au-delà des procédures, Lomé pose aussi un geste politique fort, celui d’un voisin solidaire, déterminé à ne pas laisser le Burkina Faso seul face à ses ennemis. Une décision qui, dans un contexte régional fragile, rappelle que la sécurité et la stabilité se construisent aussi par l’unité, la confiance et la fermeté des États.


 
 
 

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