L’ÉGYPTE RENFORCE SA COOPÉRATION AVEC LE BURKINA FASO ET SOUTIENT L’AES
- nafidrah08
- Jul 25
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Coopération Sud-Sud: Le Caire affiche un engagement fort en faveur des pays du Sahel et promet un appui concret dans la lutte contre le terrorisme.
L’Égypte a exprimé, le 22 juillet dernier, sa volonté de raffermir ses liens avec le Burkina Faso et d’accompagner les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans leurs efforts sécuritaires. C’est à l’occasion d’une audience à Ouagadougou avec le président de la Transition, le Capitaine Ibrahim Traoré, que le ministre égyptien des Affaires étrangères, Dr Badr Abdelaty, a assuré que « L’Égypte est prête à soutenir les efforts du Burkina Faso et de ses partenaires de l’AES dans leur combat commun contre le terrorisme. »
Un appui multiforme, allant de la formation à la coopération diplomatique, est prévu. Le ministre a également insisté sur le respect de la souveraineté des États bénéficiaires, précisant que « toute aide sera apportée dans un esprit de partenariat, sans ingérence ».
UN PARTENARIAT AXÉ SUR LA SOLIDARITÉ AFRICAINE
Le partenariat proposé par l’Égypte se veut global: sécurité, logistique, renforcement des capacités, mais aussi partage d’expertise et soutien technique. Le Caire entend s’inscrire dans une logique de coopération Sud-Sud, fondée sur la complémentarité, l’autonomie stratégique et la solidarité africaine. Ce rapprochement illustre une volonté partagée de bâtir des alliances durables, affranchies des modèles de dépendance hérités du passé.
Au-delà du simple appui militaire, cette démarche symbolise un tournant dans les relations entre pays africains: celle d’un continent qui choisit de compter sur lui-même.
UN CONTEXTE RÉGIONAL MARQUÉ PAR L’URGENCE
Les pays de l’AES – Burkina Faso, Mali, Niger – sont confrontés depuis plusieurs années à une insécurité croissante, alimentée par les attaques terroristes. Face à l’inefficacité des réponses traditionnelles, les trois États ont quitté la CEDEAO et misé sur une nouvelle architecture de coopération régionale.
Dans ce contexte, l’appui égyptien prend tout son sens. Il pourrait servir à consolider la légitimité de cette nouvelle entité sous-régionale et à offrir un soutien africain aux efforts africains. Une façon aussi, pour l’Égypte, de renforcer son ancrage au sud du Sahara et de contribuer activement à la stabilisation de la région.
UNE DYNAMIQUE NOUVELLE DE COOPÉRATION
En tendant la main aux pays de l’AES, l’Égypte renforce des relations historiques tout en posant les bases d’un nouvel ordre de coopération intra-africaine. Il ne s’agit plus seulement de relations bilatérales classiques, mais d’une vision stratégique à long terme, portée par un idéal d’unité continentale.
Ce soutien marque une étape importante vers une Afrique plus autonome, capable de penser et de construire sa propre sécurité. Il reflète une ambition, faire émerger une solidarité africaine ancrée dans les réalités du continent et tournée vers l’avenir.





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