TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU MALI : UN COMPLOT DEJOUE ET DES INTERROGATIONS SUR L’OMBRE FRANCAISE
- nafidrah08
- Aug 19
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Le Mali a une fois de plus été la cible d’une tentative de déstabilisation. Le gouvernement malien a révélé que des éléments comploteurs ont cherché à renverser la transition. Grâce à la vigilance des forces de défense et de sécurité, l’opération a été mise en échec. Plusieurs officiers présumés putschistes ont été arrêtés parmi lesquels, fait inédit et lourd de conséquences diplomatiques, un colonel français.
LA FERMETE DES AUTORITES MALIENNES
Dans un communiqué officiel, le gouvernement a salué la réactivité de l’armée et de ses services de renseignement qui ont neutralisé ce qu’il qualifie de « tentative lâche et perfide contre la souveraineté nationale ». Les comploteurs ont été immédiatement mis aux arrêts et placés sous enquête pour trahison, atteinte à la sûreté de l’Etat et collusion avec des puissances étrangères.
L’annonce de la présence d’un haut gradé français parmi les suspects a provoqué une onde de choc à Bamako, renforçant les discours qui accusent certains acteurs étrangers de ne jamais avoir renoncé à leurs visées d’ingérence dans la région sahélienne.
LA REACTION DE PARIS ET LE BRAS DE FER DIPLOMATIQUE
Sans tarder, la diplomatie française a exigé la libération « immédiate et sans condition » de son ressortissant, suscitant l’indignation d’une partie de l’opinion publique malienne. Pour de nombreux observateurs, cette réaction traduit la persistance d’une logique paternaliste qui nie le droit des Etas sahéliens à exercer pleinement leur souveraineté. Une injonction perçue comme une provocation, témoigne d’une mentalité d’un autre âge, celle où l’on croyait encore pouvoir dicter sa loi à des nations africaines réduites au silence. Mais les temps ont changé. Le Mali et ses alliés de l’AES ne sont plus ces états fragiles que l’on manipule à volonté. Ils sont désormais des bastions de résistance, portés par une jeunesse éveillée et par des armées déterminées. Cette tentative de coup d’Etat est perçue comme une nouvelle manœuvre visant à affaiblir des régimes engagés dans la reconquête de leur indépendance politique et économique.
LES ENNEMIS DU DEVELOPPEMENT INTERPELLES
Inutile de dire que les temps ont changé. Les coups d’états fomentés dans l’ombre, les pressions diplomatiques et les ingérences d’un autre âge ne sauraient prospérer dans un sahel décidé à tracer sa propre voie. Les ennemis du développement, qu’ils soient internes ou externes doivent désormais se raviser. La volonté des peuples du Sahel de construire un avenir souverain, affranchi de toute tutelle est irréversible.
Cet épisode loin de fragiliser Bamako, renforce au contraire la cohésion autour des autorités de transition et des armées sahéliennes. Dans un contexte régional marqué par la lutte contre le terrorisme et la quête de stabilité politique, les pays de l’AES entendent poursuivre leur chemin vers l’affirmation d’une souveraineté pleine et entière. Le message est clair ; toute tentative de déstabilisation se heurtera à la vigilance des peuples et de leurs forces armées.





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